Plus qu’une bobine : Star Trek in to Darkness

Affiche du film

Genre : Science fiction / Action / Aventure

Durée : 2h10

Ce film est la suite du reboot de 2009.

Synopsis

Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe.

Allociné

Un regard sur la distribution

Réalisation : J.J. Abrams

Production : Bryan Burk, Alex Kurtzman, Damon Lindelof, Roberto Orci

Acteurs notables : Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch, Simon Pegg

Bande-annonce VF de Star Trek in to Darkness

La suite d’une film que j’ai aimé, une distribution intéressante et surtout c’est Star Trek. Un film que j’ai été voir au cinéma le plus vite possible.

Un film qui joue avec la nature

Dès la première scène du film nous sommes plongé dans un univers de fiction. Nos protagonistes sont sur une planète sur laquelle les arbres ont des feuilles d’un rouge éclatant. Ce rouge nous met en alerte. En effet, instinctivement cette couleur nous rappel le danger, surtout associée à la course frénétique qu’entreprennent les personnages lorsque nous les retrouvons. Ce rouge me fait poser une question. Comment, de simples humains, respirent-ils sur cette planète ?

La couleur verte qui domine la végétation terrestre est due à la chlorophylle se trouvant principalement dans les feuilles. Elle est un élément indispensable à la photosynthèse, un phénomène responsable du maintient du taux d’oxygène sur terre. Avec une végétation pauvre en chlorophylle et ici rouge, ce taux ne semble pas pouvoir être de 20% comme sur terre. Le capitaine Kirk (interprété par Chris Pine) et ses collègues sur la planète devraient porter un appareillage pour la respiration. Peut-être est-il miniaturisé? Possible nous sommes dans un univers de science-fiction, mais une phrase l’indiquant aurait été appréciée.

Un message sur la préservation des cultures ethniques

Dans pratiquement chaque films et dans les séries Star Trek on entend parler de la « directive première » de Starfleet. Cette règle implique que les membres de la fédération ne doivent pas s’impliquer directement ou être vus par une population n’ayant pas développé le voyage interstellaire par elle-même.

Toujours sur la planète aux feuilles rouges, nous trouvons une population qui semble primitive. La directive première s’applique donc. L’idée est de laisser les peuples suivre leur propre évolution. Sans intervention extérieure, ils ne seront pas influencés et peut-être découvrirons des choses à laquelle la fédération Starfleet n’aurait jamais pensé. C’est une promotion de la diversité. Malheureusement, ce point fut un échec lors de cette mission. Les autochtones finiront par abandonner leur religion pour une nouvelle basée sur la vision du vaisseau spécial.

Logique ou amour

S’il ne doit y avoir qu’un seul personnage représentant la saga aux yeux du grand public, bien loin des guerres de fans sur « le meilleur capitaine », il s’agit de Spoch (ici interprété par Zachary Quinto). C’est un personnage qui sert de porte entre la terre des humains et l’univers aux espèces variées. Spoch est né de l’union d’une mère humaine et d’un père vulcain. C’est une espèce humanoïde aux grandes oreilles originaires de la planète du même nom. Il a grandi sur cette dernière et à subit une éducation principalement vulcaine. La culture de ce peuple glorifie les notions de logique et de « bien du plus grand nombre ». Ils éloignent naturellement le concept d’amour de leur raisonnement même s’ils n’y sont pas insensibles. Un dialogue entre le Dr. McCoy et le capitaine Kirk l’exprime bien :

– Que ferait Spoch ?

– Il vous laisserait mourir.

Cependant, le film cherche à nous faire admettre que l’amour est une valeur universel, peu importe l’espèce ou la culture. Cela peut être associé à la moitié humaine de Spoch, mais comme tout le reste de l’équipage de l’Enterprise, il est attaché à ses camarades. Il s’accorde même une relation privilégiée avec Kirk dont le paroxysme sera atteint en fin de film lorsqu’il criera un nom. Ce crie étant une des fameuses inversions dont je vous parlais dans mon article sur J.J. Abrams.

Un système trop prévisible

Khan, l’antagoniste principale (interprété par Benedict Cumberbatch) aime se jouer du système. Il commence doucement en jouant la carte de l’amour en corrompant un père dont la fille est atteinte d’une maladie mortelle. Il lui propose de se sacrifier en servant son plan contre un remède. Il est alors intéressant de nous poser la question « que ferions nous dans une telle situation ?« .

L’homme que Khan corrompt est un membre de Starfleet travaillant dans ce qui nous est présenté comme un bureau d’archive. La mission du père est de déclencher un attenta à la bombe. Hors, ce n’est pas le bâtiment qui est réellement visé. Khan cherche uniquement à provoquer une procédure d’urgence afin d’atteindre sa véritable cible.

Il est ici montré la plus grande faiblesse d’une organisation trop bien huilée. En effet, à mettre en place des protocoles permettant de réagir dans l’urgence nous diminuons nos options. Si notre système vient à être connu, il devient prévisible et donc manipulable. Cette réaction dans l’urgence ne permet pas notre adaptation à la situation, mais l’adaptation de l’adversaire à nos comportements. Ces protocoles qui semblent être mis en place par mesure de sécurité deviennent alors contre-productifs.

Valoriser la posture d’opposition

A la moitié du film, Scotty (interprété par Simon Pegg), le chef mécanicien de l’Enterprise, s’oppose à Kirk concernant l’introduction d’un objet à bord du vaisseau. Pour lui le manque d’information sur la nature de l’objet pourrait être une source de danger. Le capitaine n’est pas de son avis et donne l’ordre d’emmener à bord le matériel en question. Scotty s’offusque et pour montrer sa détermination donne sa démission à James T.Kirk qui l’accepte sans changer d’avis.

Plus tard il nous sera montré que l’inquiétude de Scotty était fondée. Par cet exemple il est montré l’importance de savoir se positionner lorsqu’on travaille en équipe. Il est même parfois nécessaire d’être en opposition avec sa hiérarchie lorsque le sujet est important et qu’il en tient du bien de l’ensemble du groupe. Toutefois, à l’image de Scotty il faut le faire avec respect tout en sachant s’engager jusqu’au bout.

Mon avis sur cette bobine

Star Trek in to Darkness est un bon film de science fiction. Il reflète des éléments de notre vie tout en nous important dans un univers qui lui est propre. La revisite de cet univers depuis le reboot de 2009 est toujours un plaisir. J.J. Abrams nous fait profiter de sa pâte lumineuse et le casting est au rendez-vous !

Je vous laisse avec la bande son que je trouve magnifique.

Main theme – Star Trek in to Darkness

Laisser un commentaire