J.J. Abrams

J.J. Abrams

De son véritablement nom, Joffrey Jacob Abrams, né en 1966 est un homme du cinéma aux nombreuses casquettes. C’est en tant que producteur qu’il est le plus prolifique, mais il exerce également comme acteur et scénariste. Ici nous allons nous intéresser à sa quatrième facette, celle de réalisateur.

Sa carrière de réalisateur est assez récente. Elle commence en 2006 alors qu’il a entamé sa carrière cinématographique en 1990 comme scénariste. C’est également un homme de séries, travaillant en parallèle à la télévision.

Un homme qui s’immisce

Le premier film qu’il réalise est Mission Impossible 3. Puis en 2009, il entamera le reboot de Star Trek en réalisant les deux premiers films. En 2015, il s’attaque à la franchise rivale en réalisant le premier film de la nouvelle trilogie de Star Wars.

Pour le Troisième opus de la saga Mission Impossible, il succède à Brian de Palma et John Woo. Le film est salué par la critique et remporte un succès commercial.

Bande-annonce Mission impossible 3

Star Trek fait suite à une série de 10 films réalisés entre 1979 et 2002. Par une astuce scénaristique, ce film reprend une histoire à ses débuts sans oublier ses aînés. C’est à la fois une suite et un reboot. En cela, les fans de la première heure ne se retrouvent pas délaissés et de nouveaux venus peuvent aborder le film.

Bande-annonce Star Trek

Star Trek in to darkness, sortie en 2013, est la suite directe du film de 2009. La particularité de ce film est qu’il reprend une partie du scénario de Star Trek II : la colère de Khan, mais en changeant certains codes. Certains personnages se retrouvent à des places inversées. Le nouvel univers continue son développement tout en respectant ses origines.

Bande-annonce Star Trek in to darkness

La troisième trilogie de Star Wars fait suite à la « trilogie originale » (1977-1983) et à la « prélogie » (1999-2005). Elle est lancée après le rachat de Lucas Film par The Walt Disney Company. Avec son équipe, J.J. Abrams doit relever un défi. Ils doivent relancer un saga après 6 films et une histoire qui semble terminer pour de nombreux fans. Il est aussi ici question de commencer une histoire qui devra se terminer dans 2 autres films avec d’autres réalisateurs. C’est un exercice d’adaptation particulièrement risqué. Malheureusement, peu de risques seront réellement pris. J.J. Abrams s’appuie dans ce film sur énormément d’élément déjà créés et même parfois bien développés dans les films de ses aînés.

Bande-annonce Star wars : Le réveil de la force

Un film presque en indépendance

Super 8, sortie en 2011, est le seul film à ce jour où J.J. Abrams ne reprend pas le flambeau d’une saga. Ce film peut être vu comme un hommage à la science-fiction des années 70/80 et notamment au cinéma de l’un de ses producteurs, Steven Spielberg, tant le style narratif en est proche.

Ce film connait de nombreuses inspirations. Elles restent cependant proches de l’époque fictive sur film : 1979. En dehors de Spielberg, on peut voir un peu de Richard Donner avec Les Goonies. Le réalisateur ne s’est peut être pas encore totalement émancipé.

Bande-annonce Super 8

Un genre de prédilection

J.J. Abrams est un touche à tout lorsqu’il s’agit de s’impliquer dans un film. Cependant, que ce soit en tant que producteur ou réalisateur, il semble avoir une préférence pour la science-fiction (SF). Ceci est également visible à la télévision à travers des séries comme Fringe et Lost qu’il a créé.

La SF est un genre particulier. Le but n’est pas de reproduire la réalité. Les récits se basent souvent sur un « et si… ». Les questions technologiques et sur d’éventuels extra-terrestres sont le plus souvent exploités. Ce sont des mondes qui nous disent clairement « Ceci est un film ».

Une signature

Certains réalisateurs sont qualifiés « d’auteurs ». Ce sont des cinéastes qui ont des fétiches, une technique favorite, des thèmes récurrents ou des acteurs de prédilections. Ces réalisateurs ont un lien entre leurs œuvres, parfois indépendamment du genre.

Ce qui est présent dans les films d’Abrams c’est le light leak (ou fuite de lumière). Il s’agit d’un effet surexposant une source de lumière diégétique. Cette technique donne un caractère particulier à l’image. Il est impossible d’oublier que l’on est devant un film. Notre œil sait instantanément que ce qu’il voit n’est pas naturel, il est derrière une lentille de caméra.

Image du film Star Trek

Cet effet fonctionne parfaitement dans un sous-genre de la science-fiction le space opera dont les représentants les plus célèbres sont Star Wars et Star Trek. Que ce soit aux travers d’affichages numériques, d’hologrammes, de boutons en tout genres, les sources de lumières sont nombreuses sur la plupart des vaisseaux spaciaux vu à l’écran. Nous sommes rapidement plongé dans un univers où la technologie est fantasmée d’aura blanc ou effrayante noyée dans des nuances de rouge.

Il faut avancer

J.J. Abrams est un réalisateur qui a du potentiel. Cependant, il risque de ne pas l’exploiter. Aujourd’hui, il est principalement producteur, lorsqu’il enfile une autre casquette il est possible qu’il ait du mal à retirer celle-ci avant. Est-ce une explication à son manque d’émancipation ? Peut-être.

Quoi qu’il en soit, ses films sont plutôt convaincants. Sans être des œuvres majeures, ils fonctionnent. Les scénarios tiennent la route et Abrams sait s’appuyer dessus. La photographie est toujours très belle et la réalisation rend hommage aux histoires.

Je dois avouer avoir un faible pour Super 8 et Star Trek in to darkness.

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