
Un point sur l’homme
Né en 1939 à Burnley dans une famille chrétienne. Il perd sa mère à l’âge de 12 ans et son père à 24 ans. Entre temps ce dernier se remarie. C’est à sa belle-mère qu’il annonce son homosexualité. Elle accepte les faits sans difficulté malgré l’époque. C’est dans la démarche d’amour de son prochain, qu’elle revendique et partage à son beau-fils.
Dès l’adolescence, Ian s’intéresse aux arts scéniques. Il monte sur les planches et développe son talent. En 1961, il fait ses débuts professionnels au théâtre de Nottingham, puis dans le West End en 1964.
La même année, il décroche son premier rôle au cinéma dans le film The Indian Tales of Rudyard Kipling. Long-métrage que je n’ai pas eu l’occasion de voir, mais qui au moins le mérite de lancer la carrière cinématographique de cet acteur. Depuis, il aura tourné dans 74 films et séries. Rien que sur grand écran, les œuvres dans lesquelles il a joué ont rapporté près de 6 milliards de dollars.
Deux rôles majeurs
Le nom de Ian McKellen est rattaché à deux célèbres sagas du cinéma du XXI°siècle X-men et Le Seigneur des Anneaux. Il est impossible de le dissocier de ces œuvres malgré la grande filmographie de sir McKellen. A tel point que lorsqu’une personne ne connait pas son nom, il suffit de citer les personnages de ces films pour que son identité soit reconnue.
En terre du milieu

Il interprète le personnage de Gandalf dans la trilogie du Seigneur des Anneaux de 2001 à 2003, puis dans celle du Hobbit de 2012 à 2014. Gandalt dit « le gris » puis « le blanc » est un Istari, une forme de divinité inférieure de l’univers inventé par J.R.R. Tolkien. Le personnage est le plus souvent décrit comme un magicien sage et puissant. Il est chargé d’une mission, ramener la paix en terre du milieu en nuisant aux néfastes projets de Sauron, l’antagoniste principal. Gandalf n’use que très peu de sa magie et se positionne en guide malgré ses grandes capacités qui pourrait faire de lui le héro de cette univers. C’est un personne qui semble parfois « à part de l’histoire ». Il peut apparaître et disparaître à tout moment du récit, lui donnant un coté mystérieux développant les fantasmes et les questionnements sur ses pouvoirs d’enchanteur.
L’acteur ne se voit pas forcément en guide. Pourtant il n’hésite pas à donner son avis. C’est un homme qui s’engage. Il le fait au travers de manifestations LGBT, mais aussi en s’opposant publiquement aux doctrines politiques.
Chez Marvel

Ian McKellen interprète le personnage d’ Erik Lehnsherr dans la saga X-men de 2000 à 2014. Erik a connu la seconde guerre mondiale en tant que jeune juif, il fut déporté avec sa famille qu’il perdit dans les camps. A la suite de ces événements il découvre ses capacités hors du commun. Dans la seconde moitié du vingtième siècle une partie de la population se révèle être mutante et possède des capacités qui semblent surnaturelles. Erik peut soumettre les métaux à sa volonté.
Comme pour prendre sa revanche sur l’antisémitisme des nazis, il prendra le pseudonyme de Magneto et luttera à la façon d’un Malcom X contre les membres de l’humanité qui opprime ceux qu’il appelle ses frères et sœurs.
Avec ce personnage le choix de prendre Ian McKellen crée une profonde mise en abîme. Erik prend sa revanche sur l’antisémitisme en prenant exemple sur un homme qui a lutté pour le droit des personnes afro-américaines. Il combat la peur d’une différence involontaire alors qu’il est joué par un acteur ayant maintes fois manifesté pour les droits des personnes homosexuelles. Le tout forme une allégorie de la lutte contre la discrimination.
Ce que je pense de son jeu
Ian McKellen est un très bon acteur. Son jeu est capable de nous faire passer par de nombreuses émotions. Il sait apporter des nuances dans ses expressions, sa gestuel et sa voix. Si il faut interpréter un personnage charismatique, fort, complexe et expérimenté, c’est à lui qu’il faut faire appel. C’est un acteur qui mérite bien plus de récompenses.

Très intéressant, merci pour ta chronique 🙂
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